Diagnostic de performance énergétique

6 Janvier 2015

Au Québec, lors de l’achat d’une propriété ou de la location d’un appartement, les informations relatives à la consommation d’énergie dont les futurs occupants disposent sont essentiellement les coûts de chauffage et d’électricité du bâtiment.

En France et dans certains pays d’Europe, il en est autrement puisque depuis le 1er novembre 2006, un document nommé « diagnostic de performance énergétique » des bâtiments ou DPE est désormais obligatoire lors de la vente d’une maison ou de tout bâtiment existant. Il est aussi exigé depuis juillet 2007 pour la simple location d’un logement.

Ce document permet aux familles qui achètent ou louent une propriété de mieux évaluer leur consommation énergétique et les coûts qui y sont rattaché, d’en mesurer l’impact sur l’effet de serre et d’obtenir des conseils pour minimiser leur consommation d’énergie. Parmi les avantages du DPE, notons qu’il donne plus de transparence aux transactions immobilières et qu’il augmente la valeur des biens immobiliers lorsque ceux-ci réalisent de bonnes performances énergétiques. L’un des principaux objectifs du DPE consiste a inciter les propriétaires à entreprendre des travaux permettant d’atteindre un niveau de performance énergétique plus élevé, que ce  soit en optant pour des appareils plus performants, en se tournant vers des équipements qui produisent de l’énergie renouvelable ou simplement en effectuant des travaux d’isolation.

Mais que contient ce fameux DPE au juste? En fait, il renferme 4 informations principales, qui sont les suivantes:

  1. Une description de l’habitation et de ses équipements thermiques
  2. Un estimation de la consommation annuelle de chaque catégorie d’équipement
  3. Un classement alphabétique en fonction de sa consommation annuelle par m2, de A à G, et de ses émissions de gaz à effet de serre
  4. Des conseils incitatifs pour réduire la consommation de l’habitation

 

Diagnostic-performance-energetique

 

De façon plus détaillée, la classification de la performance des bâtiments est la suivante:

  • A, de 0 à 50 KWh/m2/an, un résultat qui ne peut être obtenu que par les constructions récentes les plus performantes
  • B, de 51 à 90 KWh /m2/an, offrant déjà un bon niveau de performance énergétique, atteignable en construction neuve et en rénovation
  • C, de 91 à 150 KWh/m2/an, près des objectifs visés dans la réglementation en vigueur
  • D, de 151 à 230 KWh/m2/an, correspondant généralement aux standards des bâtiments construits dans les années 1980-90
  • E, de 231 à 330 KWh/m2/an, regroupant souvent des habitations d’avant le premier choc pétrolier, époque où elles étaient plus gourmandes en énergie
  • F, de 331 à 450 KWh/m2/an, des maisons anciennes sur lesquelles les économies réalisables sont importantes et le retour sur investissement, évident
  • G, au-delà de 450 KWh/m2/an, des bâtiments perdant d’importantes quantités de chaleur et sur lesquels il est souhaitable d’effectuer une mise à niveau.

Le diagnostic de performance énergétique doit être réalisé par un professionnel certifié et sa durée de vie est de 10 ans. S’il est expiré à la date de la promesse de vente ou de la signature du bail, un nouveau DPE sera exigé. À l’exception de quelques rares immeubles très récents qui respectent les normes BBC (bâtiment basse consommation), très peu de logements offrent de bons résultats et quasimenDPE_maisonpassivet les deux tiers d’entre eux (en France) se situent en classe D ou E. Un peu à la manière des appareils électroménagers certifiés « Energy Star », le DPE a pour but lui aussi de guider l’acheteur ou le locataire vers les logements les moins énergivores.

Avec son impressionnant résultat de moins de 15 KWh/m2/an, la maison certifiée Passivhaus (solaire passive) mérite notre attention, tant pour ses performances énergétiques inégalées, que pour le confort qu’elle offre à ses occupants.

 

 

 

 

 

 

 

Laissez un commentaire

Suivez-nous

42, avenue de Bercy
Candiac, QC, J5R 4B7

514-217-8233

RBQ 5625-6001-01